mer

09

sep

2009

ATELIERS D'ECRITURE A VERSAILLES

S'appuyer sur sa tête comme sur un dossier fiable, s'asseoir rdudimentairement sur sa main, inviter les mots à venir, les regarder danser tout autour, se lever, se joindre à leur ronde et rêver avec eux. Alors l'écriture. Alors le texte s'ouvre.

Long, qu'il est long le chemin qui mène à l'écriture...

 

Je rêvais d'écrire

je chantais comme les coucous

je me creusais la cervelle pour trouver les mots,

les phrases ad hoc,

sans savoir qu'en moi se tissait lentement

tout ce que j'avais à dire.

 

Lève-toi !

L'art rend visible ce qui est secret,

ce que nous-même ne connaissons pas ou... si peu.

L'art d'écrire ne consiste pas à reproduire

ce que nous pensons,

ce que nous savons,

ce que nous voudrions.

L'art ne copie pas ce qui existe, il crée du neuf.

 Il invente une autre vision du monde.

L'écriture est pareille au vent qui souffle

où il veut,

comme il le veut,

quand il le veut.

Ecoute...

Le vent se lève

Inspire et suis-le,

il te dira.

LES 3 ATELIERS D'ECRITURE

DES MAISONS DE QUARTIER DE  VERSAILLES

CHANGENT D'ANIMATRICE

En octobre 2009, je prends la suite de Florence Marcilhacy, à la maison de quartier St Louis, 50, rue Royale à varsailles, et à la maison de quartier Vauban, 76, rue Champ-Lagarde.

Cet été, j'ai pensé aux personnes qui changeront d'animatrice après trois ans de travail avec Florence. Pas facile de s'adapter à quelqu'un d'autre.

 

J'ai pensé à leurs attentes.

Comment savoir?

J'ai eu peur de ne pas correspondre à ces attentes diverses et multiples.

"Le désir d'écrire qui anime les participants d'un atelier est le principal moteur", voilà ce que je me suis dit tout bas.

 

Et voilà!

Cette phrase a suffi à apaiser mes doutes.

Ce désir, je le partage.

Ces peurs de ne pas trouver les mots, de ne pas savoir traduire des émotions, de ne pas rendre un paysage, je les connais aussi.

Seul demeure le plaisir d'écrire.

 

Bonheur à se laisser aller vers l'inconnu.

 

Alors des images s'avancent sous nos yeux. Des sons leurs répondent, associés à des odeurs d'eucalyptus, de fruits mûrs, d'herbe fraîchement coupée. peu à peu, ce tissage de sons, d'odeurs, d'images et de sensations diverses prennent corps et deviennent texte.

Comme elle est belle, la langue de chez nous, chante Yves Duteil.

Cet été, j'ai pris plaisir à bâtir un diaporama sur cette langue de la francophonie, je l'offrirai à chacun de ces trois ateliers d'écriture, comme une ouverture musicale d'un nouveau morceau...

 

 

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