MARIE NDIAYE, A L'HONNEUR

Marie Ndiaye est une femme.

D’origine sénégalaise, sa peau est noire. Noire comme celle de Barak Obama. De Martin Luther King. D’Aimé Césaire. Quant à moi, je suis nègre. Nègre-biographe. J’écris cachée, au noir, fantôme d’auteur, ghost-writer.

Notre passion commune : ECRIRE.

Chez Marie Ndiaye, la valeur n’attend point le nombre des années. Chez elle, valeurs humaines et talent vont de pair. Depuis toujours, semble-t-il.  Depuis l'âge de 12 ans, Marie Ndiaye écrit. Mais c’est à 17 ans qu’elle dépose son premier roman au secrétariat des éditions de Minuit.

Il est pris et a pour titre Quant au riche avenir.

Encouragée par une bourse pour étudier à la Villa Médicis, la jeune écrivaine poursuit son aventure littéraire avec succés. Ses ouvrages, parmi lesquels La Femme changée en bûche (1989), La Sorcière (1996) mettent en scène surnaturel et croyances mystérieuses. Dans ses nouvelles ou ses romans, tels Mon cœur à l'étroit ou Trois femmes puissantes, qui vient d’obtenir le prix Goncourt,  l'écrivain se distingue par son style ciselé et un certain réalisme magique. Exploratrice de la cruauté humaine, des liens familiaux et des inégalités de destin, Marie Ndiaye s'impose comme un grand écrivain.

Trois femmes puissantes

Trois histoires, trois femmes malmenées par la vie, qui ont le courage de  dire non. Norah, Fanta, Khady Demba.

Norah, la quarantaine, arrive chez son père en Afrique. Le tyran égocentrique de jadis a grossi. Boulimique, il est devenu mutique et passe ses nuits perché dans le flamboyant.

Fanta enseigne le français à Dakar, mais elle a été obligée de suivre en France son compagnon. Ce dernier s'avère incapable d'offrir à Fanta la vie heureuse qu'elle mérite.

La troisième, Khady Demba est une jeune veuve africaine. Sans argent, elle tente de rejoindre une lointaine cousine, Fanta, qui vit en France. Chacune se bat pour préserver sa dignité contre les humiliations que la vie lui inflige.

Avec élégance et douceur, l’auteur explore l’humain jusqu'aux tréfonds de l'intimité. Partout où l’on souffre, l'amertume, la souffrance et la désillusion se confondent. Marie Ndiaye observe et traduit avec précision la lourdeur insoutenable des atmosphères. Derrière les mots se révèle la profondeur du silence et des non-dits. Se juxtaposent ainsi des tableaux mouvants et riches, troublants par leur réalisme, où la subtilité des personnages s’accorde aux sensations. Au-delà de la fiction, ce roman rend hommage à l'humanité déchue, comme à tous ceux qui cherchent à comprendre et à vivre dans la lumière.

La revue littéraire « Le Matricule des Anges », avait consacré dix pages à Marie Ndiaye, et c’est ainsi que j’avais découvert cet écrivain.

Si vous ne l’avez déjà fait, Rendez vous sur Mediapart, où vous trouverez une interview intéressante de Marie Ndiaye.

mer

09

sep

2009

ATELIERS D'ECRITURE A VERSAILLES

S'appuyer sur sa tête comme sur un dossier fiable, s'asseoir rdudimentairement sur sa main, inviter les mots à venir, les regarder danser tout autour, se lever, se joindre à leur ronde et rêver avec eux. Alors l'écriture. Alors le texte s'ouvre.

Long, qu'il est long le chemin qui mène à l'écriture...

 

Je rêvais d'écrire

je chantais comme les coucous

je me creusais la cervelle pour trouver les mots,

les phrases ad hoc,

sans savoir qu'en moi se tissait lentement

tout ce que j'avais à dire.

 

Lève-toi !

L'art rend visible ce qui est secret,

ce que nous-même ne connaissons pas ou... si peu.

L'art d'écrire ne consiste pas à reproduire

ce que nous pensons,

ce que nous savons,

ce que nous voudrions.

L'art ne copie pas ce qui existe, il crée du neuf.

 Il invente une autre vision du monde.

L'écriture est pareille au vent qui souffle

où il veut,

comme il le veut,

quand il le veut.

Ecoute...

Le vent se lève

Inspire et suis-le,

il te dira.

LES 3 ATELIERS D'ECRITURE

DES MAISONS DE QUARTIER DE  VERSAILLES

CHANGENT D'ANIMATRICE

En octobre 2009, je prends la suite de Florence Marcilhacy, à la maison de quartier St Louis, 50, rue Royale à varsailles, et à la maison de quartier Vauban, 76, rue Champ-Lagarde.

Cet été, j'ai pensé aux personnes qui changeront d'animatrice après trois ans de travail avec Florence. Pas facile de s'adapter à quelqu'un d'autre.

 

J'ai pensé à leurs attentes.

Comment savoir?

J'ai eu peur de ne pas correspondre à ces attentes diverses et multiples.

"Le désir d'écrire qui anime les participants d'un atelier est le principal moteur", voilà ce que je me suis dit tout bas.

 

Et voilà!

Cette phrase a suffi à apaiser mes doutes.

Ce désir, je le partage.

Ces peurs de ne pas trouver les mots, de ne pas savoir traduire des émotions, de ne pas rendre un paysage, je les connais aussi.

Seul demeure le plaisir d'écrire.

 

Bonheur à se laisser aller vers l'inconnu.

 

Alors des images s'avancent sous nos yeux. Des sons leurs répondent, associés à des odeurs d'eucalyptus, de fruits mûrs, d'herbe fraîchement coupée. peu à peu, ce tissage de sons, d'odeurs, d'images et de sensations diverses prennent corps et deviennent texte.

Comme elle est belle, la langue de chez nous, chante Yves Duteil.

Cet été, j'ai pris plaisir à bâtir un diaporama sur cette langue de la francophonie, je l'offrirai à chacun de ces trois ateliers d'écriture, comme une ouverture musicale d'un nouveau morceau...

 

 

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mar

10

mar

2009

ELOGE DU NEGRE BIOGRAPHE

fresque caraïbe "Do you remember the days of slavery?

Le mot « nègre » dérange aujourd'hui à cause de sa connotation raciste que l'on ne retrouve pas en anglais où l'on utilise "ghostwriter", « écrivain fantôme ». On l'emploie ainsi souvent entre guillemets ou accompagné de l'adjectif « littéraire ». Nègre-biographe, nègre littéraire, pourquoi pas ?  Certaines  substitutions comme écrivain-biographe ou  rewriter existent aussi, mais leur emploi n'est pas vraiment établi.

Le nègre est un " porte-plume ". Du rewriter qui retouche la syntaxe et le style, au  ghostwriter  ("écrivain fantôme") qui rédige les témoignages de personnalités après entretien, le nègre est homme de l’ombre.

Si on est fan de plume et d’écriture, si on a compris que l’ombre, dans sa fugacité, dans son rapport au soleil et à la lumière, n’est qu’instant et ombre de l’instant, alors… tout roman, tout essai, tout récit, chaque œuvre n’est qu’instantané. Photo, croquis sur le vif, même un texte écrit et réécrit n’est toujours qu’ombre du temps qui passe… Voilà pourquoi, je préfère le terme de « nègre » à celui de rewriter ou de conseiller littéraire. Voilà pourquoi j’ai choisi l’appellation "nègre-biographe" pour ce site.

 Oui, le nègre écrit dans l’ombre. Ainsi va l’activité de nègre, entre secrets et tabous. Voilà aussi pourquoi on donne à ces artisans de la prose le nom des nègres opprimés des plantations.  « Do you remember the days of slavery ? » C’est aux Antilles, dans une rue de Virgin Gorda, petite île près de Tortola, que j’ai vu cette fresque murale. Amertume de l’oncle Sam et du vieux Joe, partis au pays du grand repos après avoir quitté les cotonniers. Le blues deviendrait alors " book-blues " pour certains nègres contemporains… Un travail souterrain, loin des lumières des projecteurs sous lesquels s’affichent les vedettes pour qui ils écrivent.

En dehors de mon plaisir à écrire et de la liberté que je trouve dans mes proprs romans, savoir écouter et trouver le ton, la musique des mots que l'autre cherche à faire passer, est une des joies du nègre-biographe. Voilà pourquoi j'en fais ici son éloge!

Alexandre Dumas, le père des Trois Mousquetaires disposait d’une armée de scribes à son service. Afin d’honorer les contrats et de satisfaire la demande du public, il leur confiait les écrits  fastidieux. Mais bien avant, des chercheurs contemporains révèlent qu’au XVIIème siècle, Le Misanthrope, les Femmes savantes, l’Avare... attribuées à Molière, auraient été composées par Corneille. En superposant le vocabulaire de deux textes, un logiciel mesure le degré de ressemblance entre les œuvres. Le calcul des probabilités atteste donc que les pièces de Corneille et celles de Molière sont du même auteur.

 

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dim

30

nov

2008

Biographe de célébrités ou de particuliers?

Les livres-sculptures d'Anselm KIEFER (expo "Monumenta") Paris, 2007

A cette question que beaucoup d'entre nous se posent, un écrivain mondialement connu, Paul Auster, répond avec humour, vérité, anticipation et tendresse.

Voici comment se termine Brooklyn Follies, texte sur lequel une amie éprise de littérature et d'humour, Anne-Marie Framboisier de Versailles, a attiré mon attention:

-Ecoute, Denise, c'est exactement pour toi, dans la même ligne que ce que tu écris!

Jugez plutôt, et qu'un assureur se lève et lance l'assurance-biographie!

« Un jour ou l’autre, nous allions tous mourir et une fois nos corps emportés et enfouis dans la terre, seuls nos amis et nos familles sauraient que nous avions vécu. Nos morts ne seraient pas annoncées à la radio, ni à la télévision. Il n’y aurait pas de notices nécrologiques dans le New York Times. On n’écrirait pas de livres sur nous. Cet honneur-là est réservé aux puissants et aux célébrités, aux gens d’un talent exceptionnel, mais qui se soucierait de publier les biographies des gens ordinaires, de ceux qu'on ne chante pas, de ceux qu'on rencontre dans la rue tous les jours de la semaine et qu'on ne prend même pas la peine de remarquer ?

La plupart des vies disparaissent. Quelqu'un meurt et, petit à petit, toutes traces de sa vie s'effacent. Un inventeur survit dans ses inventions, un architecte dans ses immeubles mais la majorité des gens ne laissent derrière eux ni monument ni réalisation durable : une série d'albums photo, un bulletin scolaire de cinquième primaire, un trophée gagné au bowling, un cendrier piqué dans une chambre d'hôtel en Floride le dernier jour de vacances quasiment oubliées. Quelques objets, quelques documents, quelques impressions vagues conservées par des tiers. Ceux-ci ont invariablement des histoires à raconter à propos du défunt, mais le plus souvent en mêlant les dates, en oubliant des événements, et la vérité en sort de plus en plus déformée et quand ces gens-là meurent à leur tour, presque toutes leurs histoires s'en vont avec eux.

Mon idée était la suivante : créer une entreprise qui publierait des livres sur les oubliés, sauvegarder les histoires, les événements et les documents avant qu'ils ne s'évanouissent –et leur donner la forme d'un récit continu, le récit d'une vie.

Les biographies seraient commandées par des amis ou des parents de l’intéressé, et les livres seraient imprimés en quantités limitées à usage privé […]. J'imaginais que je les écrirais moi-même mais, si la demande devenait trop importante, je pourrais toujours me faire aider par d'autres auteurs : poètes et romanciers désargentés, anciens journalistes, universitaires sans emploi, voire, peut-être, par Tom. Le coût de la rédaction et de la publication de tels livres serait considérable mais je ne voulais pas que mes biographies deviennent un privilège accessible seulement aux riches. Pour les familles aux petits moyens, j’envisageais un nouveau genre de police d’assurance selon laquelle une somme négligeable serait mise de côté chaque mois ou chaque trimestre en vue de faire face au financement du livre. Non plus une assurance immobilière, ni une assurance vie – une assurance biographie.

Étais-je fou de rêver que je pourrais faire quelque chose de ce projet incongru ? Je ne le pensais pas. Quelle jeune femme n'aimerait pas lire la biographie véridique de son père - même si ce père n'avait été qu'un ouvrier d'usine ou le sous-directeur d'une banque rurale ? Quelle mère ne souhaiterait lire l'histoire de son fils policier, tué dans l'exercice de ses fonctions à l'âge de trente-quatre ans ? Dans tous les cas, ce devrait être une affaire d'amour". Une épouse ou un mari, un fils ou une fille, un père ou une mère, un frère ou une sœur – seuls les attachements les plus profonds. […] Je ressusciterais cette personne à l’aide de mots. […] Il ne faut jamais sous-estimer le pouvoir des livres."

BROOKLYN FOLLIES. Paul Auster, Actes Sud, 2006 p. 360-362. 

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ven

21

nov

2008

TWITTER, vous connaissez?

TWITTER, je twitte, vous twittez, ils twitteront ou ne twitteront pas...

Hier, une récente émission de radio sur France Culture attire mon attention alors que je conduis ma voiture. Il y est question de sobriété (non, pas au volant, mais dans les mots), d'écriture dégraissée, sans cellulite, d'un contrat où celui qui twitte écrit ce qu'il est en train de faire (ou de penser), mais sans dépasser les 140 signes, ponctuation comprise. Donc du bref, du concis, du concentré, et... l'humour, la causticité, les mots d'esprit conviennent à merveille.

Plus c'est bref, plus c'est enlevé et frappe fort.

Tonalité beaucoup plus douce, plus poétique aussi:

Twitter serait apparenté au haïku, forme brève en trois vers, de poèmes japonais.

On twitte de son ordinateur , mais aussi de son téléphone portable, de son iPhone, par mail ou par SMS(gratuits). Un réseau se crée. Les twitters se suivent... et ne se ressemblent pas, comme les jours de la semaine, de l'année ou de la vie...

Alors si vous twittez déjà ou si vous avez envie d'essayer, formons un groupe de "twitters". Mon adresse twitt: http://twitt.com/Morel_Ferla/

 

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ven

14

nov

2008

LETTRE A VOTRE ECRITURE

Inspirée par les hauts sommets...

- Quelle est la question que l'on pose souvent aux écrivains?

Rép: Pourquoi écrivez-vous?

 

Le nègre-biographe s'adresse donc à sa propre écriture. Il l'adore, sa belle brune aux grands yeux maquillés de khôl, aux longs ongles rouges, elle ne le quitte jamais, ne l'abandonne ni le jour ni la nuit, car même dans ses rêves, la "grande femme brune" l'accompagne...

Ma chère espionne,

Un chien, non plutôt un renard a traversé la piste sablonneuse. Ces traces se perdent dans l’herbe où s’essouffle le chemin. Déjà, ton regard inquisiteur questionne la suite de cette lettre. Où veut-elle en venir, la mère Morel, avec son histoire de traces ? Tu piges que dale, toi l’écriture ? Même si je googolise ou que j’utilise le bloguien plus souvent que mon vieux stylo, je ne t’ai pas abandonnée, bien au contraire ! Les méga octets de mes mails sont dix mille fois plus rapides à écrire et à envoyer que cette lettre papier/crayon, mais ça le fait, j’y vais

Pourquoi donc, munie de ton attirail des mots, de signes et de phrases, viens-tu toujours guider ma main ?

Pourquoi t’obstines-tu à vouloir marquer le chemin que suivent mes idées, mes sentiments, mes pensées, mon imagination même ?

Je te croyais divertissement honorable, aire de repos où toi seule, jamais ne me cOntRrrreDis, et te voici devenue drogue quotidienne. Plusieurs fois par jour, je me shoooote pour mieux défoncer les idées reçues, et toi, subtile, innocente, mine de rien, tu te piques de débusquer mes secrets enfouis. Cokée de toi, vieille garce à l’accent aigu ou grave, selon les fois, jamais le même voix, voilà ! Tenace et implacable, ne lâches ta proie qu’après avoir pressé la moindre goutte de sang.

Exsangue entre tes griffes, ne vois plus le temps passer. Recherche avidement l’emprise que ma tortionnaire exerce, la quête, l’appelle de tous mes vœux, la prie en silence, la prie en forêt, la prie en marchant, la prie en dormant.

Jouir sans toi n’est plus jouir.

Sans toi, les souvenirs fondent au temps qui passe.

Pleurer sans toi sèche bien vite les larmes.

Sans toi, les mails ne partent plus.

Grève des postiers. Des libraires. Des bureaux, des encriers et des claviers. Grève que ne mouille plus aucune mer d’encre.

Trace de l’insaisissable, tu ôtes les voiles, dénudes le vif, enflammes jusqu’aux cendres de nos vies.

Ma chère espionne, comment as-tu pu résister à tous les procès ? Procès d’intention, procès de harcèlement, procès d’affabulation, procès d’intrusion et de détournement de fonds. Vaines questions, car tu présides tous les procès, tu règnes sur les comptes-rendus, les minutes, la sentence, le jugement lui-même. Le greffier note et compulse, sans fin.  J’ai assisté à quelques procès où tu étais mise en accusation, par des victimes bien consentantes semblait-il… On y a même parlé de syndrome de Stockholm !

Tu règnes toujours sur nos sociétés postmodernes, même à l’ère du virtuel, tu demeures mythique, magique, hallu, grave de chez grave, et ton egotrip n’a plus aucune limite ! ! ! Tu accompagnes jusqu’aux condoléances feintes ou émues. La trace, ça oui, tu traces grave.

Ma croupionne, mon Ange noir, ma souris verte, mon petit quatre heures, mon double ego, mon GPS d’amour, mon best of d’ici et d’ailleurs, je t’écris aujourd’hui samedi (ça me dit bien), 14 /11 / 2008, pour m’assurer de ta présence là, à 15h03, 15h05, 16h36, là, avec ou sans moi, avec ou sans nous.

Ton fidèle Nègre Bio

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mer

12

nov

2008

Si L'ECRITURE m'était contée

Une table, du papier, un stylo, une main, et les idées affluent... Mais qu'est-ce qu'écrire?

Fêtons ensemble ce premier article du blog Negrebiographe.com. 

A tout Seigneur, tout Honneur, place à l'ECRITURE!

Toi qui écris, toi qui voudrais écrire, toi qui aimes lire ce que d'autres écrivent, toi qui guettes une lettre dans ta boite, un mail, un texto, tout ce qui te met en communication avec des êtres chers, avec la vie, avec l'univers, n'oublie pas...

ta petite soeur, l'écriture, te suit partout, est partout, elle guide tes pas, te montre le chemin dans la ville, te précède même, t'enveloppe de signes invisibles, pense donc aux panneaux de signalisation, aux affiches, aux tracts révolutionnaires, humanitaires, festifs, inventifs, réactifs, attractifs, ils attirent ton regard, tu le détournes vite pour ne pas te sentir agressé par des intrus... Parfois, tu as certainement raison. Et parfois non.

Aujourd'hui, moi, l'écriture, je parle en mon nom.

La nature a son alphabet, elle écrit les saisons: Les feuilles mortes se ramassent à l'automne, les souvenirs et les regrets aussi...

La Justice a ses lettres de noblesse

Le Web n'est qu'écriture en mots, en images, en audio

Notre corps lui-même, petit et gros, grand et maigre, replié, ouvert, accueillant, discret, émancipé, apprêté ou nu, à découvert, notre corps écrit notre âme, la protège, la révèle aussi.

Voilà, je vous laisse continuer à votre guise, amis du VERBE... Et merci pour votre écoute, pour votre lecture du NEGRE BIOGRAPHE.

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